IMPORTANT, CHANGEMENT DU LIEU DU LANCEMENT : Le Collectif A qui la Ville ? ciblé par le SPVM

PROFILAGE POLITIQUE

Le  SPVM pourrait faire annuler un lancement du journal A qui la Ville ?

Montréal, le 13 février 2015 – À quelques jours de la tenue du lancement du journal, le collectif À qui la ville? n’a plus de salle. L’intimidation menée par deux policiers du SPVM a poussé le comité qui prêtait sa salle à annuler l’évènement.

Cette semaine, nous -les membres du collectif À qui la ville?– avons diffusé sur facebook (!) notre appel pour inviter toutes celles et ceux préoccupé-e-s par la gentrification de leur quartier à participer au lancement de notre journal. Dès le lendemain, le comité de locataire-trice-s, qui avait accepté de nous accueillir dans la salle communautaire du HLM Lajeunesse, a reçu la visite du SPVM. Deux agents de police ont interrogé les locataire-trice-s et leur ont menti en prétendant que le collectif préparait une manifestation, leur signalant qu’il fallait se méfier, surtout depuis les manifestations étudiantes et que nous étions surveillé-e-s !!  Prise de peur, la responsable du comité a consulté l’office municipal qui, semble-t-il, lui a confirmé qu’elle ne pouvait pas prêter sa salle à un groupe politique. Or, on peut prêter une salle communautaire de HLM et la transformer en bureau électoral (ce n’est pas politique, ça?) mais pas pour faire un lancement de journal.

Nous ne remettons pas ici en question le choix du comité de locataire-trice-s qui a été honteusement intimidé par le SPVM et qui n’a pas été soutenu par l’Office municipal (le propriétaire). Nous ne vivons pas dans le HLM et nous sommes conscientes et conscients que la gestion de la salle communautaire peut soulever bien des passions. De toutes façons, elles/ils étaient les premières et premiers à être déçu-e-s de ne pas pouvoir parler de gentrification alors que les condos poussent dans leur rue et que cela ne les laisse pas indifférent-e-s.

Nous sommes scandalisé-e-s que le SPVM puisse en toute impunité se mêler d’un lancement de journal dans un lieu privé, qu’il puisse aller intimider des personnes âgées, appeler les organisatrices et les organisateurs chez eux et sur leur lieu de travail et, ultimement, faire annuler l’évènement. Nous ne nous laisserons pas faire, nous tiendrons le lancement du journal, dans une salle ou dans l’espace public s’il le faut.

Afin de  permettre la participation du plus grand nombre, nous préfèrerions faire le lancement à l’intérieur. Pour cette raison, nous faisons appel à la communauté pour trouver une nouvelle salle gratuite, proche d’un métro si possible, accessible et prête à accueillir au moins une cinquantaine de personnes, dont des enfants. Nous voulons maintenir la date : le dimanche 22 février, de 3 à 6 pm. Celles et ceux qui nous prêteront leur salle devront se sentir capables de faire face aux questions de la police. En ces temps où la liberté d’expression, surtout via la liberté de presse, semble si populaire, il est quand même surprenant de devoir se battre pour lancer un journal sans faire face à la répression !

Pour offrir votre aide pour la salle, merci de nous contacter : aquilaville@gmail.com

 

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